Historique

L'histoire du Cidre

Au Moyen Âge, quand les hommes étaient des hommes et les voitures étaient des chevaux, les Européens se battaient beaucoup. Quand ils ne se battaient pas, ils joutaient. Les deux activités leur donnaient soif. Cependant, en ces temps-là, il était probablement plus dangereux de boire de l’eau que de faire la guerre à son voisin. Fort heureusement, dans un moment de grande inspiration tout comme Isaac Newton sous son pommier, un homme éclairé conclut que la « pomme », si elle est bien pressée, peut désaltérer comme aucun autre fruit. [L’eau pouvant toujours être utilisée pour ce qu’elle est bonne à faire, le nettoyage de l’après-bataille !]. C’est ainsi que le cidre naquit, Pure, rafraichissant, pétillant…. Mmmm.

[Auparavant, les hébreux buvaient le « Skekar » et dans  la Grèce antique, on buvait le « Sikera » ; une boisson obtenue à partir de jus fermenté. Tout comme l’homme assis sous le pommier, l’inspiration est venue d’en haut.

Au 9ème siècle, Charlemagne [un homme dont vous devriez vous rappeler dans vos livres d’histoire du haut Moyen Âge] ordonna aux brasseurs expérimentés (les Sicetores) de rester dans son royaume pour préparer le « Pommé » (pomacium), poiré et toute autre liqueur pouvant être consommée.

Le cidre devenait la grande nouveauté et au fil du temps, la notoriété de ce fabuleux breuvage ne cessait de se développer.

Maintenant, bonnes gens, vous lisez ce traité sur internet, très moderne pensez-vous, mais il y a plusieurs siècles, les bonnes personnes d’Europe ont également eu leur propre IT révolution – L’impression.

Ce trait de génie que l’on doit à Johannes Gutenberg, permit de faire connaître au monde cette fabuleuse boisson. Au cours des siècles qui suivirent, les grands savants, botanistes et autres experts développèrent les technologies de production, méthodes et façonnèrent une liste sans fin de variétés de pommes en vue de délivrer la couleur et le goût parfait – le cidre, comme nous le connaissons et l’aimons aujourd’hui, était né

Au début du 19ème siècle à Paris, le cidre rivalisait même avec le vin comme boisson de choix dans les cafés de la capitale.

Notre histoire

Mon grand-père avait pour habitude de planter beaucoup de pommiers hautes tiges dans ses près pour faire son propre cidre. Le premier intérêt de ce mode de culture, est qu’il permet d’apporter de l’ombre aux vaches l’été ou de les couvrir pendant les intempéries, le deuxième est que du fait de l’espacement entre les arbres, cette culture ne nécessite que très peu de traitement voir pas du tout. Contrairement aux cultures basse tige avec des arbres très serrés. Nous disposions ainsi d’une grande quantité de pommes et pouvions faire notre cidre pour un coût dérisoire. Le cidre était donc moins cher que le vin et plus facile à faire. Les fermiers avaient l’habitude de boire du cidre à chaque occasion que ce soit les travaux des champs ou lors des festivités.

 

La famille, les ouvriers et les amis ont toujours été impliqués que ce soit pour la récolte, le nettoyage des pommes ou le pressage.

En 2007, après mon master, j’ai décidé de partir en Irlande à Dublin pour me faire une belle expérience et améliorer mon anglais. J’y ai rencontré Ger (mon associé dans cette aventure) avec qui je travaillais dans une grande multinationale. Il me fut assez difficile de comprendre son accent même après avoir passé six mois en Irlande. Quand nous nous sommes rencontrés, j’étais juste capable de comprendre quelques mots. Notre amitié débuta comme beaucoup d’autres en Irlande, autour d’une bière et d’un match de foot.

A mon retour en France en 2009, j’ai invité mes amis Irlandais à mon mariage. Au vin d’honneurs, nous donnions du cidre aux invités (mon père avait pour habitude d’ajouter quelques gouttes de Calva dans les verres pour égayer la noce). Ger vint me voir très sérieusement pour me demander quelle boisson c’était car il trouvait notre cidre délicieux mais très loin de ce qu’il avait l’habitude de boire. Pour lui c’était le meilleur cidre qu’il n’ait jamais bu et me demanda pourquoi nous n’en faisions pas un commerce. Je doutais un peu car paradoxalement je n’étais pas un buveur de cidre, uniquement le notre. Dans le même temps, des amis de différents pays (Américains, Coréens, Slovaques) testèrent le produit et leur retour étaient le même, le meilleur cidre qu’ils n’aient jamais bu.

Après le mariage, Ger partait pour un tour du monde pendant 1 an, on se mit donc d’accord pour rediscuter du projet à la fin de son voyage. Dès son retour, on se retrouva pour débuter le projet, nous étions en mars 2011 avec l’objectif de lancer le produit début 2014.

Eric